La Femme qui dansait avec les morts

La Femme qui dansait avec les morts
Il était une fois, un homme, d'une incroyable timidité, qui cherchait dans le monde entier, un remède pour corriger son défaut. Un matin, son regard fut attiré par un écriteau accroché à la façade d'un vieux cimetière. Il disait que si on rencontrait la Femme qui dansait avec les morts, elle donnait le courage aux faibles et la peur aux braves. Notre héros, curieux, entra dans le domaine pour vérifier cette légende. La grille fermée délicatement derrière lui, il n'osait s'aventurer dans les différentes allées. Ses jambes tremblaient, ses mains s'agitaient dans ses poches, son visage bleuissait, paralysé par le froid. De plus un silence imposant, un silence glacial lui conseillait de rebrousser chemin. Pourtant, il avançait, lentement, certes mais il avançait. Autour de lui, se regroupaient de multitudes tombes toutes différentes et toutes recouvertes d'une fine péllicule de neige. Certaines s'accompagnaient de quelques fleurs maintenant fanées par le temps, on distinguait même une ou deux toiles d'arraignées ornant les vieilles croies brisées. Plus loin, l'homme s'apperçut avec horreur une tombe profanée. Le cercueil semblait ouvert de part en part, laissant dépasser un bout de tissu vermeil, une main squelettique portant au doigt, une alliance ou plutôt une bague. Oui, c'était bien une bague, ornée de petits dessins très minuscules. Combattant vaillamment sa timidité, le héros se pencha, retenant sa respiration, pour mieux observer ce bijoux. Ce dernier montrait de petites silhouettes noires qui affichaient plusieurs positions comme si on jouait avec des pantins. Parmi eux, on pouvait en voir un en rouge qui paraissait mener le groupe. Soudain, le tissu vermeil donna le déclic à l'homme. S'étant relevé brusquement, il comprit que ce cercueil renfermait la Femme qui dansait avec les morts. A son cri de stupeur, la boîte s'ouvrit comme dans un film d'Hitchcock, laissant paraître une femme d'une grande beauté. Une chevelure dorée, un petit nez légerement en trompette, des lèvres fines qu'on aurait eu envi d'embrasser et pour cloturer ce sublime visage, des yeux de saphir paralysaient le regard de notre héros émerveillé. Celui-ci ne pouvait se détacher de l'emprise qu'elle créait comme un chat tenant dans ses griffes sa proie. L' image lui semblait pourtant transparente voire éphémère jusqu'à qu'elle disparaisse totalement comme un fantôme. A cet instant, la peur le gagna brusquement et s'enfuya vers la sortie. Quand il franchit à nouveaux le portail, il relut l'écriteau, il comprit exactement le sens de cette phrase. Il s'agissait d'un vers poètique : "Si on rencontrait la Femme..."ne voulait pas dire l'opposé de l'homme mais un nom. "...qui dansait avec les morts..." pouvait être remplacé par : "...qui jouait avec les émotions..." ; " ...elle donnait le courage aux faibles et la peur aux braves." possédait des termes inversés, on transformait par : "... la peur donnait le courage aux faibles qui devenaient braves". Notre héros devina q'en vérité la Femme était la curiosité. En effet, si notre héros n'avait pas été curieux de percer ce mystère, il n'aurait pas eu peur alors il ne serait jamais courageux. Ceci étant dit, l'homme fut guérri de sa timidité.
# Posté le mercredi 20 août 2008 09:17

La chasse du Grand Duc

La chasse du Grand Duc
Lorsque la nuit tomba, le silence s'installait.
Dès lors, se terminait, en forêt, la journée.
Les habitants dormaient dans les bras de Morphée
Poutant, pour les rongeurs, la peur commençait.


Dans les ténèbres obscures, le démon guéttait.
Il chassait comme une caresse sur la peau,
Enlevant sobrement les pauvres oiseaux,
Lézards, insectes, rats, tous invités au buffet.


Depuis toujours, il était le maître des lieux.
Ayant le pouvoir de vie et de mort aux serres.
Un paragon fier choisi par ses congénères,
Abattant son souffle mortel sur les audacieux.


L' aurore, pointant lentement à l' horizon,
Découvrait l' horreur des souris avec lacunes
Qui furent tombées dans ce grand carnage nocturne.
L'assassin disparut sans émettre le moidre son...
# Posté le dimanche 17 août 2008 05:02
Modifié le lundi 01 septembre 2008 09:05

Le tigre de Sibérie

Le tigre de Sibérie
C'était un matin, j'attendais la visite d'un vieil ami: Jacques, la dernière fois que je l'avais vu remontait à trois ans donc vous vous doutiez bien que je m'impatientais pour le revoir. Quand l'horloge sonna, je me précipitai pour l'acceuillir. Le sourire aux lèvres, le regard plein de fierté, il me serra la main chaleureusement en me disant qu'il devait à tout pris me raconter son histoire, sa disparition. Installés dans le salon accompagné de petits canpés et d'un scotch bien tassé, Jacques commença son récit palpitan. Etant envoyé en reportage en Asie orientale, il tomba sur le coup du siècle. Hélas, la chance lui tourna le dos, son patron, énervé, le renvoya. Désespéré, mon ami se retrouvait coincé, il chercha par conséquent du travail pour pouvoir se payer un billet de retour. Inquiêt, je lui demandais comment il reussit à sortir de ce pays. Il me rassura, en buvant d'un trait son scotch, qu'il fut engagé comme ouvrier dans une usine de textile. Malheureusement, il peinait douloureusement dans une hygiène lamentable. De plus il gagnait peu d'argent. Fatigué, Jacques rejoigna, en secrèt, une bande de braconniers poursuivit par l'Etat. Les peaux de bêtes se vendant très chères, c'était le seul moyen pour lui de ramasser beaucoup d'argent. Prendre la vie d'un ou deux animaux ne ferait de mal à personne, pourvu qu'il puisse retrouver son foyer. Sous les demandes d'un riche commerçant, la bande devait chasser un grand tigre de Sibérie. Au bout de trois mois de traques échouées dans les montagnes et dans la jungle, Jacques apperçut le félin dans des brousailles. Il tira. La bête, touchée à la cuisse, furieuse, bondit sur les braconniers et en tua deux d'un seul coup. A la vue du sang sur les griffes et les crocs de l'animal, les autres, appeurés, prirent la fuite sauf Jacques. Celui-ci regardait le tigre droit dans les yeux, la peur le paralysait. Les deux adversaires semblaient à égalité, l'un était désarmé, l'autre, bléssé. Alors débutait l'ultime combat qui mettait en valeur la loi de la jungle. Jacques m'expliqua qu'il se croyait un peu dans un western car les deux conbattants ne bougeaient pas et ne se quittaient pas des yeux. De plus, le fusil se situait à quelques mètres de lui donc la seul chance de s'en sortir était de sauter sur l'arme avant que le tigre ne l'égorge. En fait, la vitesse représentait la carte maîtresse du jeu. Dix minutes s'écoula, aucun changement, la blessure s'infectait chez le fauve, la peur grandissait chez l'homme. Soudain tel un éclair, la bête s'écroula, Jacques se saississa du fusil et s'apprétait à tirer lorsque la compassion le gagna. Devant lui gisait une puissance de la nature qui avait eu le courage, la volonté de se battre pour sa survie. Le roi de la jungle était à la merci d'un simple jounaliste renvoyé. Grotesque semblait la fin pour un chef d'oeuvre animal, au contraire, il devait mourir dignement dans un combat épique tel un chevalier. Désemparé, Jacques alla chercher de l'aide dans l'une des associations protectrices de l'environnement. Peu de temps après, le tigre fut soigné et relaché dans son habitat naturel. Pour mon ami, il reçu une somme d'argent pour avoir sauver une espèce menacée. Il rentra enfin avec l'argent consommé chez lui. A la fin de son histoire, il m'annonça avec honneur, en buvant son deuxième scotch, qu'il il faisait parti désormait de l'association protectrice de l'envirronnement : Greenpeace.
# Posté le samedi 16 août 2008 13:28
Modifié le mercredi 27 août 2008 09:12

Le Loup

Le Loup
Le long de la rivière, un filet vermeil
S'éloigne lentement de son hôte sans âme.
Un incroyable combat s'est produit la veille
Mais aujourd' hui, la forêt paraît calme.


Les oiseaux chantent devant le chevalier
Car encore une fois, il a accompli une victoire.
Il montre son trophée aux êtres oubliés
Qui dévorent sans peine avec un éclat d'ivoire.


Les festoyades terminées, les babines léchées
Le héros quitte sa famille sans façon
Pour se percher sur le plus haut rocher
Afin d'y voir l'aurore qui pointe à l'horizon...
# Posté le samedi 16 août 2008 05:21

La Rose Blanche

La Rose Blanche


Il était une fois, un homme, le long d'une rivière, contemplait attentivement les fleurs de l'autre côté. Son regard fut attiré par l'une qui semblait différente de ses voisines. En effet, elle était dépourvue de couleur, aussi blanche que la neige. On pouvait voir également quelques reflets dorés serpentant joliment ses pétales délicates. L' homme n'ayant jamais vu pareil beauté, traversa la rivière sans craindre de se noyer. La plante le charmait comme une demoiselle, l'attirant dans son sein. Alors qu'il sentait la Mort l'apeler par le fond, il nagea sans quitter son but, il devait battre les courants pour l'honneur de sa Belle ! Belle, oui, elle était belle, ses pétales écarquillées pointaient sur son calavier comme les bras tendus d'une femme à son fiancé. Celui-ci, frachissa l'obstacle avec courage, le coeur bouillant de fierté, l'homme s'élança pour la cueillir. La fleur, ravie, d'avoir vu son chevalier se battre contre la flétrissure, se laissa porter dans ces tendres mains. "Victoire !": criait-il en la glissant au col de son manteau. N'importe qui aurait pensé voir un fou avec une plante au cou. Non, il s'agissait d'une dance romantique accompagnée d'une musique vocale, un ensemble de chants, les chants des sirènes. Et qui disait sirène, disait piège. En effet, aveuglé par l'amour, l'homme ne put reconnaître une rose, une Rose Blanche. On pouvait donc en déduire la présence de fines épines sur la tige. Alors que l'étrange couple dansait, la fleur gardait la queue soudée à la chaire. Elle emprisonnait son coeur, comme le laurier enveloppant les murs, afin de mieux s'en nourrir. Manipulé comme un instrument, le chevalier ne comprenait pas qu'il se vidait de son sang, trop occuppé à sentir le parfum ou à carresser les cheveux de sa bien aimée. Ce fut ainsi jusqu'à qu'il s'écroula, le coeur consummé. Le plus étonnant dans cette histoire était la Rose Blanche devenue Rouge comme ses congénères à côté. De plus, elle ouvrait ses pétales tendrements au soleil comme pour le remercier de lui avoir accordée de prendre l'âme d'un innocent pour pouvoir vivre. La question se posait pour les hommes : S'il fallait rejoindre la mort dans le fleuve ou l'a donner à ces beautés fatales pour qu'elles puissent vivre pour l'éternité ? Quoi qu'il en soit on est toujours attiré par l'amour d'un être exceptionnel et on doit toujours en subir les concéquences. C'est la loi de la nature.
# Posté le vendredi 15 août 2008 11:14