C'était un matin, j'attendais la visite d'un vieil ami: Jacques, la dernière fois que je l'avais vu remontait à trois ans donc vous vous doutiez bien que je m'impatientais pour le revoir. Quand l'horloge sonna, je me précipitai pour l'acceuillir. Le sourire aux lèvres, le regard plein de fierté, il me serra la main chaleureusement en me disant qu'il devait à tout pris me raconter son histoire, sa disparition. Installés dans le salon accompagné de petits canpés et d'un scotch bien tassé, Jacques commença son récit palpitan. Etant envoyé en reportage en Asie orientale, il tomba sur le coup du siècle. Hélas, la chance lui tourna le dos, son patron, énervé, le renvoya. Désespéré, mon ami se retrouvait coincé, il chercha par conséquent du travail pour pouvoir se payer un billet de retour. Inquiêt, je lui demandais comment il reussit à sortir de ce pays. Il me rassura, en buvant d'un trait son scotch, qu'il fut engagé comme ouvrier dans une usine de textile. Malheureusement, il peinait douloureusement dans une hygiène lamentable. De plus il gagnait peu d'argent. Fatigué, Jacques rejoigna, en secrèt, une bande de braconniers poursuivit par l'Etat. Les peaux de bêtes se vendant très chères, c'était le seul moyen pour lui de ramasser beaucoup d'argent. Prendre la vie d'un ou deux animaux ne ferait de mal à personne, pourvu qu'il puisse retrouver son foyer. Sous les demandes d'un riche commerçant, la bande devait chasser un grand tigre de Sibérie. Au bout de trois mois de traques échouées dans les montagnes et dans la jungle, Jacques apperçut le félin dans des brousailles. Il tira. La bête, touchée à la cuisse, furieuse, bondit sur les braconniers et en tua deux d'un seul coup. A la vue du sang sur les griffes et les crocs de l'animal, les autres, appeurés, prirent la fuite sauf Jacques. Celui-ci regardait le tigre droit dans les yeux, la peur le paralysait. Les deux adversaires semblaient à égalité, l'un était désarmé, l'autre, bléssé. Alors débutait l'ultime combat qui mettait en valeur la loi de la jungle. Jacques m'expliqua qu'il se croyait un peu dans un western car les deux conbattants ne bougeaient pas et ne se quittaient pas des yeux. De plus, le fusil se situait à quelques mètres de lui donc la seul chance de s'en sortir était de sauter sur l'arme avant que le tigre ne l'égorge. En fait, la vitesse représentait la carte maîtresse du jeu. Dix minutes s'écoula, aucun changement, la blessure s'infectait chez le fauve, la peur grandissait chez l'homme. Soudain tel un éclair, la bête s'écroula, Jacques se saississa du fusil et s'apprétait à tirer lorsque la compassion le gagna. Devant lui gisait une puissance de la nature qui avait eu le courage, la volonté de se battre pour sa survie. Le roi de la jungle était à la merci d'un simple jounaliste renvoyé. Grotesque semblait la fin pour un chef d'oeuvre animal, au contraire, il devait mourir dignement dans un combat épique tel un chevalier. Désemparé, Jacques alla chercher de l'aide dans l'une des associations protectrices de l'environnement. Peu de temps après, le tigre fut soigné et relaché dans son habitat naturel. Pour mon ami, il reçu une somme d'argent pour avoir sauver une espèce menacée. Il rentra enfin avec l'argent consommé chez lui. A la fin de son histoire, il m'annonça avec honneur, en buvant son deuxième scotch, qu'il il faisait parti désormait de l'association protectrice de l'envirronnement : Greenpeace.